Le cancer de l’endomètre
Souvent diagnostiqué tôt grâce aux saignements — comprendre la chirurgie, la radiothérapie et l’immunothérapie.
Le cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent en France. Il se manifeste souvent par des saignements vaginaux après la ménopause, ce qui permet une découverte fréquente à un stade précoce et donc de bonnes chances de guérison. L’analyse moléculaire (statut MSI/MMR, POLE) est aujourd’hui indispensable : les tumeurs MSI-haute répondent excellemment à l’immunothérapie (dostarlimab).
- Le cancer gynécologique le plus fréquent en France. Souvent diagnostiqué à un stade précoce (saignements).
- La chirurgie est le traitement principal dans la grande majorité des cas.
- Le bilan moléculaire (p53, MMR, POLE) guide les décisions de traitement adjuvant.
- L’immunothérapie est très efficace dans les tumeurs MSI-haute ou déficientes MMR.
🔍 Signes d’alerte
Tout saignement après la ménopause doit être exploré sans délai par échographie et biopsie endométriale. Chez la femme en activité génitale : règles très abondantes, irrégulières ou pertes anormales. Douleurs pelviennes en cas de forme avancée.
⚠️ Facteurs de risque
🩺 Bilan diagnostique
Échographie pelvienne endovaginale
Mesure l’épaisseur de l’endomètre. Au-delà de 4–5 mm après la ménopause → exploration.
Biopsie endométriale ou hystéroscopie
Biopsie au cabinet ou hystéroscopie diagnostique avec prélèvements pour confirmation histologique et grade.
IRM pelvienne
Évalue l’infiltration myométriale (profondeur), l’atteinte cervicale, les ganglions pelviens. Guide la stratégie chirurgicale.
Bilan moléculaire — classification TCGA
p53 muté, déficit MMR/MSI, mutation POLE, et absence de tout cela (NSE). Ces 4 groupes ont des pronostics et traitements adjuvants différents.
💉 Traitements
Chirurgie — traitement principal
Hystérectomie totale + annexectomie bilatérale + ganglion sentinelle (± curage pelvien selon risque). Voie cœlioscopique ou robotique. Curage ganglionnaire pelvien ± para-aortique si haut risque.
Traitements adjuvants selon le risque
Ce qui change la pratique
- RUBY (ENGOT-en6) : dostarlimab + carboplatine/paclitaxel en 1re ligne avancée/récidivante — amélioration significative de la SG dans les MSI/dMMR. Nouveau standard.
- NRG-GY018 : pembrolizumab + chimiothérapie en 1re ligne — bénéfice majeur dans les MSI-haute avec réduction du risque de progression de >70%.
- LEAP-001 : pembrolizumab + lenvaxen vs chimiothérapie en 1re ligne avancée — résultats positifs tous sous-groupes moléculaires confondus.
⚠️ Effets secondaires fréquents
✅ Points clés de la prise en charge
Chaque décision est prise en RCP. Votre situation est unique.