Le cancer de la vulve
Carcinome épidermoïde le plus souvent — chirurgie conservatrice et prise en charge de la marge ganglionnaire.
Le cancer de la vulve est un cancer rare touchant principalement les femmes plus âgées. Deux étiologies principales : lié au HPV (carcinome épidermoïde chez les femmes plus jeunes) ou sur lichen scléreux (chez les femmes plus âgées). La chirurgie conservatrice et la technique du ganglion sentinelle permettent de limiter la morbidité. Le cemiplimab offre des résultats prometteurs dans les formes avancées.
- Cancer rare mais en augmentation chez les femmes jeunes — lié au HPV.
- Deux types : lié au HPV (femmes jeunes) et non lié au HPV sur lichen scléreux (femmes âgées).
- La chirurgie conservatrice (vulvectomie partielle) est le standard quand possible.
- La gestion des ganglions inguinaux conditionne la stratégie — ganglion sentinelle dans les formes précoces.
🔍 Signes d’alerte
Prurit vulvaire persistant, lésion vulvaire (leucoplasie, plaque, nodule, ulcération), saignements, douleurs ou brûlures. Toute lésion vulvaire suspecte doit être biopsiée, même chez la femme jeune.
⚠️ Facteurs de risque
🩺 Bilan
Examen clinique et biopsie. IRM pelvienne (extension locale et ganglionnaire). TEP-scanner si stade avancé. Colposcopie du col et du vagin (lésions multifocales HPV possibles).
💉 Traitements
Formes localisées (stade I–II)
Vulvectomie partielle élargie avec marges saines ≥8 mm. Ganglion sentinelle inguinal si tumeur ≤4 cm et ganglions cliniquement négatifs — évite le curage complet et ses morbidités (lymphœdème, infections). Curage inguinal bilatéral si GS positif ou tumeur >4 cm.
Formes avancées (stade III–IV) ou inopérables
Radiochimiothérapie néoadjuvante (cisplatine + RT) pour tenter une résection conservatrice. Pelvectomie en dernier recours. Pembrolizumab si PD-L1+ en situation métastatique (données KEYNOTE-158).
✅ Points clés de la prise en charge
Chaque décision est prise en RCP. Votre situation est unique.