Le cancer du canal anal
Carcinome épidermoïde lié au HPV — radiochimiothérapie curatrice, immunothérapie dans les formes avancées.
Le cancer du canal anal est lié dans plus de 90 % des cas au papillomavirus humain (HPV). Sa singularité est remarquable : le traitement curatif de référence est la radiochimiothérapie exclusive — la chirurgie n’est plus nécessaire dans la majorité des cas localisés, ce qui préserve la continence. Le pembrolizumab est actif dans les formes avancées. La vaccination HPV constitue une mesure de prévention essentielle.
- Lié au HPV dans >80% des cas — la vaccination HPV le prévient.
- La radiochimiothérapie concomitante est curatrice dans la majorité des cas — évite la chirurgie mutilante.
- Tout saignement anal doit être exploré, même s’il semble bénin.
- L’immunothérapie est efficace dans les formes métastatiques ou réfractaires.
🔍 Signes d’alerte
Rectorragies, douleurs anales, sensation de masse, prurit, modification du transit. Parfois découvert lors d’une coloscopie. Toute lésion anale suspecte doit être biopsiée.
⚠️ Facteurs de risque
🩺 Bilan
Examen proctologique avec anuscopie et biopsies. IRM pelvienne (taille, extension sphinctérienne, ganglions). TEP-scanner (extension à distance). Sérologie VIH.
💉 Traitements
Localisé / localement avancé — Radiochimiothérapie exclusive
Radiothérapie 50,4–54 Gy + mitomycine C + 5-FU (ou capécitabine). Évite la colostomie définitive dans >70% des cas. Réponse complète évaluée à 3 mois. Chirurgie de rattrapage si résidu.
Métastatique
Carboplatine + paclitaxel en 1re ligne. Pembrolizumab si PD-L1 CPS ≥1 en 2e ligne (KEYNOTE-158 : taux de réponse 11%).
Données récentes
- CARACAS : pembrolizumab + radiochimiothérapie dans les formes localement avancées — données préliminaires de tolérance et d’efficacité prometteuses.
- InterAACT-2 : carboplatine-paclitaxel vs FOLFCIS en 1re ligne métastatique — résultats pour définir le standard optimal attendus.
✅ Points clés de la prise en charge
Chaque décision est prise en RCP. Votre situation est unique.